Le Soleil
Soulignant à la fois son cinquième anniversaire et le Jour de la Terre, la petite griffe de Québec .tomate d'épingles. a présenté la semaine dernière ses collections printanières. Parce qu'elles sont multiples et toujours aussi ludiques!
Cinq ans après avoir lancé leur entreprise de bijoux artisanaux, les soeurs Isabelle et Guylaine Martineau sont toujours aussi créatives. En plus des populaires collections de bijoux fabriqués à partir de pellicules de film (et de pellicules d'impression en nouveauté), de cuir recyclé et de papier plié en origami, elles proposent pour le printemps une nouvelle ligne plus chic déclinée autour du cristal. Celle-ci inclut aussi du verre taillé, de la dentelle antique et de la soie.
Sans oublier les désormais célèbres accessoires faits de cravates recyclées, qui sont apparus dans plusieurs magazines de mode dont le Elle Québec et le prestigieux Vogue. «Nous sommes toujours à tester de nouveaux matériaux et à peaufiner nos collections actuelles, dit Isabelle. Le défi dans ce marché est de se démarquer par l'originalité tout en ayant un produit durable et de qualité.»
Les hommes ne sont pas en reste avec les jolis noeuds papillons, les bijoux de cuir et les pendentifs unisexes. «Le bijou pour hommes est un secteur en croissance. Nous proposons une alternative plus audacieuse que ce qui est offert dans les boutiques régulières pour cette clientèle», lance Guylaine.
Bientôt d'un océan à l'autre
Entièrement réalisés à la main, les bijoux de .tomate d'épingles. sont actuellement vendus dans une vingtaine de points de vente au Québec. Un nombre qui pourrait bientôt augmenter puisque les écodesigners souhaitent faire le saut dans l'Ouest canadien, notamment par l'entremise des musées d'art contemporain. «On aimerait grandir, tout en gardant nos valeurs écologiques et de simplicité volontaire», confie Isabelle, ajoutant qu'elles n'ont pas de voiture et n'ont pas d'employés, sauf une stagiaire qui leur prête main-forte pour la production.
Dans la cour des grands
En cinq ans, .tomate d'épingles. a gravi les échelons tout en poursuivant sa vocation éthique. Sa participation à la Semaine de mode de Montréal (grâce à une association avec la marque Harricana) et au populaire défilé Fashion Jam à Québec l'a propulsé dans la cour des grands. «Cette année, nous voulons être plus souvent sur le terrain, c'est-à-dire participer à des marchés et à des fêtes populaires», poursuit Guylaine.
Quoi qu'il en soit, sur la passerelle ou sur le bitume, la mode écolo est là pour durer, croient les écodesigners, qui surfent sur la vague du moment mais en gardant les pieds sur terre.














