28.6.10

Acheter mieux - Ève Dumas, La Presse

Acheter mieux - Ève Dumas, La Presse

Le slow fait de plus en plus son chemin dans le milieu de la mode. Il se traduit par un rythme de consommation modéré, axé sur la qualité plutôt que la quantité. La slow fashion privilégie également l'achat local, la réduction de notre empreinte écologique et la préservation des métiers et techniques traditionnels.

Ce mouvement assez récent, dont l'Angleterre est le chef de file, est né en réaction à la fast fashion. Sous prétexte de démocratiser la mode, des grandes chaînes comme H&M, Zara, Target, Topshop et bien d'autres recopient à une vitesse folle les looks des défilés.

«Les confectionneurs de prêt-à-porter du Sentier, à Paris, savent produire dans leurs ateliers des modèles nouveaux en quelques jours. Quand la collection d'un grand styliste sort, ils peuvent fabriquer dans la semaine une robe qui s'en inspire et la mettre en vente en quelques jours. Le délai de conception et de livraison est comprimé au maximum; vendre est urgent», écrit Jean-Louis Servan-Schreiber, dans son nouveau livre, Trop vite!, paru il y a quelques semaines.

«Aujourd'hui, dans les entreprises de prêt-à-porter qui marchent à peu près bien, on est sur des saisons qui durent six semaines, contre six mois il y a 25 ans», déclare pour sa part l'analyste français Robert Rochefort, cité par Servan-Schreiber.

La mode étant par définition éphémère, le vêtement bas de gamme a tendance à l'être tout autant. Les impacts humain et environnemental de la fast fashion et de la surproduction qui en résulte sont de plus en plus matière à réflexion.

La mode slow, en revanche, se veut moins à la merci des tendances de l'heure. Classique, durable, intemporelle, elle transcende les modes à la faveur d'un style plus personnel.

En portant la même robe pendant un an, en la réinventant au gré d'accessoires, Sheena Matheiken (Theuniformproject.com) a incarné ce questionnement.

Au Royaume-Uni, une entreprise comme Makepiece incarne la mode slow. Tous ses vêtements sont produits localement. On va même jusqu'à élever les moutons dont la laine servira à faire les tricots. Chez nous, Ça va de soi, Harricana, Myco Anna et OÖM Ethikwear sont de bons exemples de sociétés pour lesquelles l'intégrité du processus de production est aussi importante que la qualité et l'esthétique du vêtement.

Comment acheter slow cet été?

Choisir l'option «Shop local» (magasiner localement) sur le site Etsy.com, la Mecque du fait main.

> Faire la tournée des vide-dressings sur l'internet (coindressing.com et videdressingquebec.blogspot.com), pour dénicher à petit prix des trésors dont quelqu'un ne veut plus.

> Acheter des lunettes soleil vintage aux boutiques Three Monkeys, Les Étoffes ou Général 54. C'est du recyclage et, bien que ça n'ait aucune importance (hu-hum...), c'est terriblement in!

> N'acheter rien du tout!

on aime : boat people boutique ...

... même si on comprends pas le lien entre de superbes vêtements vintages et upcyclés que vous trouverez dans leur boutique



et les migrants qui fuient leur pays pour des raisons politiques ou économiques sur des embarcations de fortune (que l'on surnomme boat people)

27.6.10

on aime : DJ Mini

DJ Mini est originaire de Rimouski au Québec. Relocalisée assez tôt au coeur de la jungle urbaine montréalaise, la jeune Evelyne Drouin se passionne pour les sonorités techno et électro.

Artiste touche à tout, versée autant dans la production que dans le mixage, dans le minimal que dans le breakbeat, dans les soirs de fête que dans les manifestations artistiques, Mini fait des pas de géant dans une multitude de clubs et devient rapidement une figure emblématique de l’underground montréalais.

Son album *Audio Hygiene* a créé de gros remous, rejoignant même les médias grand public du Québec, pourtant habituellement frileux face à ce genre musical.

Raflant les honneurs de publications québécoises spécialisées, abonnée aux top 10 annuels des meilleurs Djs et productrices de soirées, DJ Mini a déjà été déclarée troisième plus grande influence au niveau de la vie nocturne de Montréal.

Prochaine étape: un deuxième album, promis pour 2010!

Écouter Mini sur son soundcloud!

20.6.10

we like : good ideas!

indie fin of the moment : Hey Babylons

Shop name: Hey Babylons
Shop address: http://www.heybabylons.bigcartel.com/ (for Australian dollars) or http://www.heybabylons.etsy.com/ (for US dollars)


Tell us a little about yourself ...
My name is Dominique and i live in Sydney, Australia. I am an architect, Hey Babylons designer and manufacturer and a relentless crafting nerd.

What are your favourite materials?
Timber is a standout for me. I live in a glorified tree house which was designed by a wonderful Sydney architect for my family when i was a little girl. With Hey Babylons I use mostly timber beads which i hand paint and gloss finish and I have a wonderful man called Jon from Tasmanian Forest Beads who hand-mills Tasmanian Huon Pine and Sassafrass beads for me which are each completely unique and smell beautiful. I love wet paint, brass, silk ribbons, lace, the colour red, white, bright shiny plastics, tassles, buttons, shells - all things that you will find in a Hey Babylons piece.

What inspired you to do this?
I am an obsessive collector of crafty stuff and have been for most of my life and i have always loved big, bold, gusty jewellery. Each neckpiece comes together from a relentless and endless lifetime of gathering and obsessively collecting!
Hey Babylons neckpieces - 6 shown

Do you remember the first thing you made? What was it?
The first thing ever? It was probably a mud pie in the backyard.

What's new and exciting in your store?
I am currently working on a new range which is inspired by 2 summer months i recently spent in Italy, France, Portugal and Spain. It's hard not to let the beauty of those places get to you. The colour palette in particular has really inspired me - think pale denim, mustard, navy, pale pinks, black lace, shells and stone.
BOLD AS BRASS Hey Babylons neckpiece

What is your favourite item? And why?
My charm bracelet. It began as a single chain with a charm of a bride and groom which was given to me when i was flowergirl for my cousin's wedding and now holds over 50 charms and counting. There is one from every holiday ever.

Why should people buy handmade?
Because they are silly not to. When you hand make something all your heart, your guts, your 'you' is put into it. All your thoughts and all the things you love and look at make there way into your work. You put it out there and hope people like it and if they dont you just wear a lot of your own necklaces. When you buy handmade you buy a little bit of someone - im willing to put that out there.

What is the importance of being eco conscious for you and your store?
It's just a responsibility that all designers have these days. Its not a conscious thought to have or a conscious decision to make, it's just part of being a decent designer.

Anthing else?
Buy a necklace, you'll be cooler than your friends.

18.6.10

Salon national de l'environnement 2010

À ne pas manquer: la 5e édition du Salon national de l'environnement !
Les 18,19 et 20 juin 2010
Sur les Quais du Vieux-Port de Montréal
Entrée gratuite !

Cette année, allez visiter la toute nouvelle tente des artisans récupérateurs!
Vous y verrez entre autres les créations de Dita & Bella et Broundoor!

13.6.10

Les cinq ans d'Annie 50


Ève Dumas
La Presse


Dans le milieu de la mode québécoise, il y a de quoi être fier  lorsqu'on... (Photo fournie par Annie 50)

Dans le milieu de la mode québécoise, il y a de quoi être fier lorsqu'on souffle cinq chandelles. Annie 50 vient d'atteindre ce cap important avec, en prime, une identité plus définie et plus affirmée. Les collections printemps-été 2010 et automne-hiver 2010-2011 de la griffe d'Annie Chagnon et Amélie Gingras-Rioux témoignent d'une maturité qui fait d'elle une digne concurrente des Valérie Dumaine, Kollontaï, Ève Gravel, Anastasia Lomonova, Myco Anna et compagnie.

«Nous avons senti, justement, que nous avions trouvé notre style à partir de ces collections-là, qui ont été les premières à nous satisfaire pleinement, confirme Amélie. Nous avons tâtonné pendant quelques années, ce qui, heureusement, ne nous a pas empêchées de vendre des vêtements. Je comparerais ça au travail d'un artiste-peintre. Pendant les cinq premières années, il cherche son style. Lorsqu'on retourne aux premiers tableaux, on voit l'ébauche de quelque chose mais, à un moment donné, il y a un véritable déclic.»

Ce style plus précis d'Annie 50, il ressemble à quoi? «Tout d'abord, il y a moins de mélanges d'imprimés, affirme Annie. Aussi, on apprend à construire des collections plus cohérentes et plus harmonieuses, tant sur le plan des coupes que des couleurs.»

Annie et Amélie doivent leur succès à leurs «deux cerveaux». Annie a fait des études en design de mode au collège Marie-Victorin, tandis qu'Amélie s'est spécialisée en commercialisation de la mode, après un DEC en photographie au cégep du Vieux-Montréal. Les deux jeunes femmes se sont rencontrées à la boutique Aime comme moi, sur l'avenue du Mont-Royal, où la première travaillait comme assistante au design et la seconde comme gérante.

Elles se sont lancées le 14 février 2005. «On a évidemment mangé nos bas au début, mais on a continué parce qu'on sentait qu'on s'en allait vers une plus grande liberté», se rappelle Amélie.

Au départ, les années 50 (d'où le nom de l'entreprise) étaient l'inspiration de base. «On adore les années 50 et même 60, surtout pour la féminité des vêtements, l'esthétique du design de l'époque, explique Annie. Mais aujourd'hui, cette influence est plus discrète. On peut la reconnaître dans certaines robes qui sont près du corps, pour mettre en valeur les courbes féminines ou, au contraire, dans nos jupes circulaires qui cachent les hanches, dont nous présentons une version chaque saison.»

Le design des collections se fait à deux. «Nous ne nous donnons pas de thème, raconte Amélie. Nous partons, chacune de son côté, et dessinons quelques pièces. Puis nous mettons nos idées en commun et créons la collection à partir de là. Vient ensuite le choix des tissus et des imprimés. C'est à ce moment-là qu'un thème commence habituellement à ressortir.»

Preuve de sa volonté grandissante de se faire connaître, Annie 50 participe depuis deux saisons à la Semaine de mode de Montréal. «Ça nous a aidées sur le plan médiatique, mais aussi sur le plan personnel, dit Amélie. C'est une expérience très intéressante. Stressante, oui, mais aussi enrichissante. On se sent vraiment fières après avoir réalisé un défilé.»

Le tandem trentenaire est également très fier des lookbooks qu'il a publiés pour mettre en valeur ses deux dernières collections, grâce à une bourse du fonds PRO MODE du ministère du Développement économique, de l'Innovation et de l'Exportation du Québec. Une certaine inquiétude plane toutefois à l'idée que cette bourse n'était qu'une aide ponctuelle. «Nous avons mis des choses en place, comme les lookbooks, qui ont coûté 6000$ chacun. Nous n'avons pas envie d'arrêter, de régresser une fois que l'argent arrêtera d'entrer», s'inquiète Amélie.

Cela dit, l'esprit est plutôt à la fête, en ce cinquième anniversaire bien gagné.

11.6.10

VENTE VINTAGE à La Gaillarde! du 10 au 20 juin

Faites vous plaisir avec une vente surprise à La Gaillarde dans la section vintage!
50% de rabais SUR TOUT!

9.6.10

Des ordures recyclées créent la mode à Jakarta

Des ordures recyclées créent la mode à Jakarta
Agence France-Presse
Jakarta


La designer australienne Jessica Dunn inspecte un sac... (Photo:  AFP)

À quoi peut servir un tube de dentifrice vide? À créer un sac tendance, envoyer des enfants à l'école et donner du travail aux chiffonniers qui fouillent sans relâche les poubelles de Jakarta.

L'immense capitale indonésienne ferait vivre, selon les estimations, quelque 350 000 «pemulungs», ces ramasseurs d'ordures qui collectent toutes sortes de déchets pour les revendre à des sociétés de recyclage.

Mais, jusqu'à récemment, ils délaissaient les emballages en plastique souple, de détergent ou de dentifrice, «impossibles à céder car non recyclables», explique Ann Wizer.

Cette artiste américaine, spécialiste de «la récup'», a décidé de trouver une solution lorsqu'elle s'est installée à Jakarta en 2000.

Elle lance alors l'association Xs Project dont l'objectif est de «marier l'environnement, le social et le design».

«En découpant et en cousant des emballages plastiques achetés aux ramasseurs d'ordures, nous donnons vie à des objets de la vie quotidienne: sacs, portefeuilles, trousses d'écolier et même housses de guitare», explique Retno Hapsari, qui gère au jour le jour la fondation.

Avec succès puisque les produits Xs, souvent très colorés, sont devenus un «must», notamment dans les milieux expatriés et dans des boutiques de décoration en Europe, aux États-Unis ou à Singapour. Ils portent, bien en évidence, l'étiquette «Made from garbage» («Fabriqué avec des déchets»).

Cette réussite a fait fleurir les projets similaires dont certains ont le soutien d'ONG internationales comme Mercy Corps. «Cette concurrence est stimulante et bénéfique car elle fait diminuer la montagne de déchets qui ne cesse de s'élever à Jakarta», l'une des villes les plus polluées au monde où le traitement des déchets reste rudimentaire, se réjouit Ann Wizer.

Xs Project fait aujourd'hui travailler un quartier de chiffonniers, qui lui vend les emballages usagés à un prix supérieur à celui des autres déchets: 6000 roupies (0,50 centimes d'euro) le kilo contre 2000 à 3000 roupies.

«C'est du bonus pour nous», se félicite Saparudin qui, chaque matin dès 05H00, part avec sa charrette bringuebalante «glaner» les ordures le long des rues.

«Je gagne ainsi assez pour vivre. Environ 20 000 roupies (environ 1,6 euro) par jour», témoigne le jeune célibataire de 24 ans.

Comme de nombreux chiffonniers, Sarapudin est venu chercher à Jakarta «le travail qu'il n'y avait pas» dans son village de l'île de Sumatra. «Je suis devenu indépendant et ne demande plus d'argent à ma famille».

Mais, pour de nombreuses familles, la vie reste très précaire dans le quartier insalubre où se serrent les bicoques de tôles et de planches.

«Ce n'est pas toujours évident de bien se nourrir et se vêtir», témoigne Pak Apad, 84 ans, dont les 11 enfants sont «tous ramasseurs d'ordures».

Xs Project consacre une partie de ses revenus à assurer la scolarisation d'enfants de chiffonniers. «Même si l'école est officiellement gratuite, il faut payer les uniformes et les fournitures, souvent trop chères pour ces familles», souligne Retno Hapsari.

À eux seuls, les chiffonniers feraient diminuer d'environ 15% le total de déchets générés à Jakarta, selon une étude de la Banque Mondiale.

«Les autorités n'aiment pas trop nous voire dans les rues», constate Sarapudin. «Mais elles sont bien obligées de nous tolérer car, sans nous, la ville croulerait sous les ordures».

7.6.10

new shop : small vistories shop

tomate d'épingles. jewelry and accessories are available in a new store!


Small Victories
Portland, Oregon

5.6.10

this is it! last potoshoot of the year

Today, we are off to Montréal's St-Henri neighborhood to shoot photos for our next collections!
Its the thrid and last shoot for our Fall 2010 and Summer 2011 jewelry.

We cannot wait to show you the results!! Aujourd'hui, nous sommes à St-Henri, Montréal, pour shooter les photos de nos prochaines collections!

C'est le 3e et dernier jour de tournage pour les photos des collections hiver 2010 et été 2011.

On a très hâte de vous montrer tout ça!
!


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mannequins: Sabrina Sabotage et Dom Hamel de Orange Orange www.orangeorange.ca


DJ Mini www.djmini.com

Maquillage et coiffure : Natacha C. makeupbynatacha@hotmail.com

stylimes: Clio FM

vêtements: La Gaillarde vintage www.lagaillarde.ca

bijoux: .tomate d'épingles. www.tomatedepingles.etsy.com

2.6.10

what's new for june?

summer time and the living is easy...

we'll be enjoying our beautiful summer weather while visiting all our shops
yup! it's that time of year again : we are going to see them to show off all our new collections for Fall 2010!

we've had wool, tweed, mute colours on our mind for a while now!
its time to show them what we've come up with!

1.6.10

quoi de neuf en juin?

ah!
l'été!
enfin!

nous profiterons des beaux jours du mois de juin pour visiter nos points de vente afin de leurs montrer toutes les belles nouveautés pour l'automne 2010...

et oui!
nous sommes déjà dans les lainages, les couleurs neutres... c'est un peu difficile de penser si longtemps d'avance!
mais on aime le défi!